Chris Hanley, CA, CPA, CFPMD et Denika Heaton, BBA, JD, TEP
Spécialistes de la planification fiscale et successorale à Mawer
La possession d’un chalet familial peut être une source de fierté et de joie, mais les choses peuvent se compliquer lorsqu’il s’agit d’en transmettre la propriété. Tout comme la décision de savoir quand transmettre, chaque mode de transfert présente des avantages et des inconvénients. Par exemple, la propriété conjointe simplifiera le processus de transmission, mais les désaccords sur la manière d’utiliser ou d’entretenir la propriété sont fréquents. La constitution d’une fiducie, quant à elle, apporte une structure bien définie pour gérer le chalet selon vos souhaits, mais elle s’accompagne souvent de coûts supplémentaires et d’une certaine complexité.
Au moment d’explorer les diverses structures de propriété, vous devez impérativement comprendre l’incidence potentielle de chacune d’entre elles sur la situation de votre famille. Pour vous aider, nous avons recensé quelques options courantes à prendre en compte lors de la transmission du chalet familial à la génération suivante.
Notez que les propos suivants sont de nature générale. Ce type de planification soulève des questions fiscales et juridiques complexes. Il est donc préférable de consulter votre conseiller juridique pour obtenir des conseils sur votre situation particulière.
Propriété conjointe
Vos enfants peuvent être propriétaires conjoints du chalet familial, que ce soit à la suite d’une vente, d’une donation de votre vivant ou selon les modalités prévues dans votre testament. Le titre de propriété peut être détenu soit en tant que « propriétaires en commun », soit en tant que « copropriétaires bénéficiant de droits de survie ». Chaque formule comporte des incidences juridiques distinctes.
Propriétaires en commun
Chaque propriétaire en commun détient des droits indivis sur la propriété. Ainsi, chaque propriétaire détient une part déterminée de la propriété, qui peut être égale ou inégale.
Au décès d’un propriétaire en commun, ses droits sur la propriété ne sont pas automatiquement transférés aux copropriétaires survivants; ils passent à la succession du défunt et sont distribués conformément à son testament ou, en l’absence de testament, conformément à la législation sur les successions ab intestat. Il est plutôt rare que des conjoints détiennent un bien immobilier de cette manière, car le bien passerait par leur succession et serait assujetti à des frais d’homologation et à des retards.
Copropriétaires bénéficiant de droits de survie
La propriété conjointe signifie que deux personnes ou plus possèdent ensemble la même propriété, chaque copropriétaire disposant d’une participation identique dans cette dernière. Par conséquent, aucun propriétaire n’a le droit de posséder ou d’utiliser la propriété de manière exclusive; chacun partage plutôt la propriété en parts égales. La participation de chaque propriétaire est la même que celle de tous les autres propriétaires, de sorte qu’il n’est pas possible de détenir des parts de proportions différentes dans le cadre de la propriété conjointe.
La principale caractéristique de la propriété conjointe est le droit de survie. Lorsqu’un copropriétaire décède, sa participation est automatiquement transférée aux copropriétaires survivants, ce qui augmente la part du copropriétaire survivant dans cette propriété et permet d’éviter la succession du défunt. Cette formule est la plus courante pour les conjoints qui détiennent des biens en commun. Toutefois, si la propriété conjointe est utilisée entre frères et sœurs, cette approche risque de déshériter les enfants du propriétaire décédé.

